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Nos quatre mousquetaires visent le podium aux 4H de Spa

NEWS - Communiqué de presse - ICE (ELMS)

Concurrents réguliers de l'European Le Mans series, nos quatre compatriotes Ugo de Wilde (LMP2), Tom Van Rompuy (LMP3), Sarah Bovy (GTE-Am) et Alessio Picariello (GTE-Am) s'apprêtent à vivre, ce week-end aux 4H de Spa, l'un des sommets de leur saison 2022. Avec un objectif commun : ramener la coupe à la maison...

Réunis sous le label « Racing 4 Belgium », les Tornados de l'ELMS étaient présents ce midi dans un restaurant de Liège pour évoquer ensemble la cinquième manche de l'European Le Mans Series débutant, ce mercredi à Francorchamps, avec cinq heures d'essais privés.

Un événement dont la promotion est une nouvelle fois assurée par ICE. « Après les trois grands rendez-vous de l'été, les 4H de Spa est un rendez-vous toujours apprécié des amateurs d'endurance, mais aussi d'un grand public heureux de pouvoir assister à un spectacle de qualité et gratuit, » constate le promoteur belge Renaud Jeanfils. « Cette année, on garde cette bonne tradition. Même les paddocks sont libres d'accès. On demande juste une participation de 15 euros pour ceux qui souhaitent avoir un accès à la grille une heure avant le départ dimanche. Un privilège que nous ne voulons pas réserver qu'aux VIP. »

Sur la piste, 29 prototypes LMP2 et LMP3 et 12 GT, soit 41 bolides dont plus de la moitié a participé aux dernières 24H du Mans. Une affiche très internationale avec 118 pilotes issus de 33 nationalités parmi lesquels quatre Belges.

« Nous sommes bien sûr tous très heureux de pouvoir rouler à domicile, » explique Ugo de Wilde qui, après une première année en LMP3, est passé dans la catégorie de pointe du LMP2 avec l'unique team belge, Mühlner Motorsport, dont les ateliers sont basés sur le zoning de Ster. Et après quatre courses, le bilan est plutôt positif avec trois Top 10 dont un premier podium absolu à Monza. « La catégorie des seize LMP2 est très relevée et la bataille fait rage. En tant que team « rookie », nous sommes plutôt pas mal puisqu'on occupe le 8ème rang sur dix-sept écuries à quatre unités de la 6ème place. On doit encore s'améliorer en qualifications et lors des pitstops, mais notre rythme en course avec mes équipiers Mattias Kaiser et Thomas Laurent nous permet de viser le Top 5 voire mieux avec un peu de chance avec les voitures de sécurité comme en Italie. Le premier objectif sera de réussir à se qualifier samedi dans le Top 7, 8. Ensuite on verra, mais si on met tout ensemble lutter à la régulière pour le Top 5 n'est pas impossible. Un second podium serait le rêve à la maison bien sûr, devant tous nos partenaires, amis et famille. D'autant que nous avons hérité de la 3ème place à Monza suite à une pénalité infligée à Prema et donc nous n'avions pas eu droit à la cérémonie de podium. On doit d'ailleurs encore récupérer nos trophées... »

Disputant sa première saison en proto dans la catégorie LMP3, Tom Van Rompuy monte en puissance depuis ses débuts au Castellet. Cela s'est traduit par une deuxième place de catégorie lors du dernier rendez-vous de Barcelone.

« Je me sens honnêtement de plus en plus à l'aise aux commandes de ma Duqueine du team champion en titre DKR, » confie le fils de Dirk, un autre nom bien connu surtout dans le monde du rallye. « On n'a pas eu trop de chance lors des deux premières courses, mais le potentiel est clairement là pour viser le Top 3 face aux autres teams de pointe que sont Cool Racing et Inter Europol Compétition. L'équipe a beaucoup d'expérience, la stratégie est généralement parfaite. A nous de faire le boulot, d'aller assez vite mais surtout de ne commettre aucune erreur. La régularité est la clé en LMP3 où l'on assiste souvent à des débuts de course chahutés parmi les pilotes Bronze. A moi d'éviter les embuches. Si on fait une course sans problème ni faute, on ne reviendra normalement pas les mains vides. »

Le potentiel est aussi là, mais ne s'est pas encore concrétisé en résultat pour nos deux autres représentants engagés en GTE-Am, la classe réservée aux GT Porsche, Ferrari et Aston Martin.

« L'ELMS est celui des trois championnats dans lequel je m'aligne où j'ai eu le moins de réussite depuis le début d'année, » reconnaît volontiers Sarah Bovy assistée ce week-end de Michèle Gatting et Doriane Pin sur la Ferrari 488 rose des Iron Dames. « L'accrochage avec le fils Hunt à Barcelone, une crevaison dès le début à Imola, une gestion difficile des voitures de sécurité ailleurs nous ont empêchés de monter sur le podium depuis le début d'année. Mais on sait qu'on peut y arriver et Francorchamps est clairement l'endroit pour le faire. On va essayer de gagner. La pole n'est pas obligatoire. Je ne suis pas prête à prendre tous les risques pour y arriver, mais ce serait un must. »

Alessio Picariello lui aussi est passé à quelques reprises à côté d'un podium lui tendant plusieurs fois les bras. « C'est la frustration de la catégorie Pro-Am. Vous ne maîtrisez pas seul votre sort. Ce sont souvent plus les concurrents Bronze, obligés de faire la qualification et prenant généralement le départ, qui font la différence. Andrew Haryanto fait partie des plus rapides de la catégorie « gentleman ». Le problème est qu'il commet trop souvent des erreurs. De mon côté, j'ai appris à relativiser et à juste faire mon job et essayer de me distinguer quand je suis derrière le volant. Ainsi, lors des dernières 24H de Spa, j'ai longtemps détenu le meilleur tour en course avant notre abandon. Je me réjouis de reprendre le volant sur Francorchamps demain. Ce n'est pas seulement mon circuit à la maison. C'est l'une des plus belles pistes au monde. J'adore rouler ici. Et notre Porsche RSR à moteur central au volant de laquelle je me régale est généralement bien à l'aise sur le toboggan ardennais. Je suis devenu pilote Porsche officiel et j'ai le sentiment d'avoir encore grandi cette année. »

© ICE (ELMS)

Crédit photo : Georges Decoster

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